Restaurants 13 minutes 18 février 2026

Les restaurants étoilés les moins chers d’Italie

Nous avons sillonné l'Italie à la recherche des tables étoilées dans le Guide MICHELIN 2026 qui proposent des menus entre 30 et 80 euros. De Milan à la Sicile, en passant par les Pouilles, découvrez notre sélection transalpine des restaurants étoilés les plus accessibles.

De nombreuses tables une-Étoile au Guide MICHELIN proposent des menus dégustation à moins de 80 euros, certaines allant même jusqu’à disposer de formules déjeuner autour de 30 euros. Du nord au sud de la péninsule, nous avons sélectionné près d’une vingtaine d’adresses qui prouvent que la haute gastronomie peut rester accessible.

Assonica, à Sorisole (Bergame), en Lombardie

À la tête de cet élégant restaurant, une-Étoile au Guide MICHELIN, niché dans les collines de Bergame, les chefs Alex et Vittorio Manzoni proposent une cuisine créative qui se distingue par des saveurs complexes et surprenantes, à la carte ou dans trois menus dégustation.

La formule déjeuner, renouvelée chaque semaine, fait de cette table une bonne opportunité pour manger rapidement lors d’un repas d’affaires. On peut y trouver du céleri-rave aux cacahuètes, orange et laurier, un tataki de hampe de bœuf aux amandes, radicchietti (cousin de l’endive) et poivre vert, un risotto à l’oignon, des agnolotti (pâtes farcies) de gibier, ou encore du lapin ou de la truite saumonée aux carottes et safran.

Formule déjeuner, deux plats, 25 € ; formule déjeuner, deux plats et un dessert, 30 € ; formule avec un verre de vin : + 5 €, uniquement lundi, jeudi et vendredi. Formule deux plats de la carte, tous les jours et le soir, 80 €.

©Stefano Borghesi/Osteria degli Assonica
©Stefano Borghesi/Osteria degli Assonica

Vintage 1997, à Turin, dans le Piémont

Umberto Chiodi Latini est de ces hôtes qui savent mettre leurs clients à l’aise par leur présence attentive, leurs conseils avisés et leurs anecdotes qui rythment le repas. Le restaurant donne sur la place Solferino, l’une des plus élégantes de Turin. On peut observer la ville s’animer depuis la grande salle chaleureuse, avec ses longues nappes blanches et ses larges fenêtres.

Les menus invitent à découvrir l’authenticité de la cuisine piémontaise, teintée d’influences méditerranéennes qui apportent ici une touche iodée inattendue dans ce lieu cerné de montagnes. Pour le déjeuner, une formule bien rodée propose trois menus à 30 euros – à base de viande, de poisson ou végétarien. C’est l’occasion de goûter quelques spécialités de la maison comme les tajarin (pâtes aux œufs locales, plus fines que les tagliatelles) avec un léger ragoût de veau, romarin et parmesan, la « petite synesthésie » de légumes avec vinaigrette au miel – hommage au chef Alain Passard – ou encore la salade de crevettes et calamars avec roquette et zeste de citron.

Formule déjeuner (deux plats et un dessert) du lundi au vendredi, 30 €. Menus végétarien, « saveurs de la mer » et piémontais, 85 €.

©Vintage 1997
©Vintage 1997

Oasis - Sapori Antichi, à Vallesaccarda (Avellino), en Campanie

La famille Fischetti dirige ce temple de la gastronomie en Irpinie. Depuis 1988, le restaurant propose une cuisine soignée, savoureuse et attentive à la qualité des produits, majoritairement biologiques et locaux.

Les cheffes Michelina Fischetti et sa nièce Serena Falco officient en cuisine, tandis que Puccio Fischetti et Raffaella assurent le service en salle. L’accueil convivial joue d’ailleurs un vrai rôle dans cette expérience gastronomique.

Différents menus sont proposés. Parmi eux, la formule déjeuner (entrée, plat et dessert) propose par exemple des raviolis à la burrata et aux herbes, beurre clarifié et truffe d’Irpinie, du cochon de lait aux légumes marinés ou encore une crème onctueuse de morue. Le menu suggère souvent des plats de saison hors carte, comme des pâtes laccettini au ragoût mijoté à l’ancienne avec sauce au caciocavallo (fromage à pâte filée), ou du caciocavallo grillé au moût de raisin cuit et à la truffe, servi avec du miel.

Formule déjeuner (deux plats et un dessert), lundi, mardi et vendredi, 35 €. Menu « pâtes » 70 € et menu « All’Antica » 80 €.

©Riccardo Mordenti/Oasis - Sapori Antichi
©Riccardo Mordenti/Oasis - Sapori Antichi

Zappatori, Pinerolo (Turin), dans le Piémont

Depuis plusieurs années, Christian Milone incarne l’avant-garde de ce qui fut autrefois la trattoria familiale. On vient ici pour déguster des plats traditionnels locaux revisités avec élégance dans un cadre moderne et chaleureux, avec la possibilité de dîner à la table du chef, face à la cuisine. Parmi les plats emblématiques figurent le célèbre vitello tonnato (fines tranches de veau avec une sauce au thon), servi rosé et relevé d’un caramel au piment, ou encore les fameux plin (raviolis pliés) au bouillon, servis avec une infusion de pot-au-feu et de champignons.

Le menu « Materie prime » est le plus créatif, avec des propositions de saison et des associations parfois inattendues, tandis que le menu « 1975 » met à l’honneur les plats signature de la maison. C’est d’ailleurs dans ce dernier que l’on peut choisir deux plats pour composer la formule « déjeuner d’affaires ». On y retrouve par exemple des plats de viande crue, ou encore le filet au poivre vert, maturé et servi avec de la verdure cuite.

Formule déjeuner (deux plats issus du menu « 1975 », dessert, eau et café), vendredi uniquement, 35 €.

©Zappatori
©Zappatori

Osteria del Viandante, à Rubiera (Reggio d’Émilie), en Émilie-Romagne

Installée dans les murs de l’ancien fort militaire de Rubiera, cette osteria puise son identité dans la cuisine d’Émilie-Romagne. Le chef Jacopo Malpeli, attaché au terroir, y revisite la tradition locale avec élégance, légèreté et sens esthétique. À sa table, on découvre un territoire à travers des produits d’exception et le travail de producteurs passionnés, qu’il s’agisse de charcuteries et de fromages rares, de viandes de qualité ou encore de poissons de rivière ou de l’Adriatique, accompagnés de pâtes fraîches et farcies.

Trois menus sont proposés : « Il Cammino del Viandante » (littéralement « Le Chemin du Voyageur »), « Ortodossia » (en français « Orthodoxie ») et « Bisness Lunc » (« Déjeuner d’affaires »). On pourra ainsi déguster un pleurote aux épinards, jus d’osso buco et safran, des gnocchis accompagnés d’une dégustation de caviars, ou encore une truite fumée servie avec châtaignes au vinaigre, gelée de cèpes et sauce ponzu. Les menus évoluent avec les saisons, à l’image de la carte dans laquelle puise également la formule déjeuner. Celle-ci propose notamment de la culatta (noix de jambon cru) affinée plus de trente mois, un os à moelle façon vitello tonnato accompagné d’une tartare et de caviar, un savarin de riz à la Cantarelli ou encore un ganassino (joue mijotée) à la truffe noire, servie avec une purée.

Formule déjeuner (trois plats et dessert), lundi à vendredi, 60 €.

©Stefano Caffarri/Osteria del Viandante
©Stefano Caffarri/Osteria del Viandante

Trattoria da Amerigo, à Savigno (Bologne), en Émilie-Romagne

La cuisine franche et sincère d’Alberto Bettini fait revivre la tradition authentique de l’Émilie et des Apennins dans ce qui constitue un parfait exemple de trattoria italienne. Située à quelques mètres de la place du village, sur les premières collines bolognaises, la Trattoria da Amerigo est un véritable refuge pour les amateurs de spécialités locales et, en saison, de gibier et de précieuse truffe blanche.

L’accès au restaurant se fait en traversant l’épicerie attenante, véritable vitrine des produits traditionnels des collines bolognaises, qui rappelle l’atmosphère des anciennes drogueries italiennes. Particulièrement riche, la carte mentionne pour chaque plat l’année de sa création : en 1988, par exemple, apparaît le lapin au vinaigre balsamique traditionnel de Modène, servi avec pommes de terre écrasées et salade rustique ; en 2018, les raviolis de friggione (la fondue d’oignons et de tomates typiquement bolognaise) accompagnés de Parmigiano Reggiano affiné 36 mois issu de la race Bianca modenese. Ici, l’histoire de la cuisine s’écrit depuis des décennies.

Deux menus dégustation sont proposés : l’un consacré au réseau des Premiate Trattorie Italiane ; l’autre, intitulé « Découverte et Nature », centré sur les produits de saison. Le premier met notamment à l’honneur les tigelle (petits pains) accompagnés de glace au parmesan et vinaigre balsamique traditionnel affiné, les tortellini servis dans un bouillon de vieille poule ou encore la morue à la bolognaise « en blanc » inspirée des recettes d’Artusi (auteur de la bible des recettes familiales transalpines). Le second parcours propose, entre autres, des lasagnes aux asperges vertes de Bologne ou du chevreau des plateaux de Savigno décliné en deux cuissons.

Menu dégustation « Premiate Trattorie Italiane » (quatre plats), 55 € ; menu dégustation de saison (cinq plats), 70 €.

©Lido Vannucchi/Trattoria da Amerigo
©Lido Vannucchi/Trattoria da Amerigo

Al Metrò, à San Salvo Marina (Chieti), dans les Abruzzes

Les frères Fossaceca sont aux commandes de ce restaurant qui met à l’honneur les plus belles prises de la mer Adriatique, mais aussi des produits d’exception des Abruzzes, comme l’ail de Sulmona ou le safran de L’Aquila. La cuisine traditionnelle de la mer y est interprétée dans une approche contemporaine, avec des saveurs franches et un service en harmonie avec l’élégance minimaliste du lieu.

Le terroir, la mer et les saveurs des Abruzzes constituent l’âme du restaurant, qui propose un menu « Contemporain » ainsi qu’une carte permettant, au déjeuner (sauf le dimanche), de composer son repas avec un minimum de deux plats. On peut notamment y déguster le rouget préparé en scapece minute (marinade du type escabeche), des spaghettini au petit crabe, une crêpe aux huîtres et à la volaille, ou encore de l’agneau au romarin et aux anchois, ainsi que le turbot servi avec pommes de terre et scamorza (fromage).

Formule déjeuner (deux plats), lundi à vendredi, 60 € environ.

©Riccardo Bruni Foto/Al Metrò
©Riccardo Bruni Foto/Al Metrò

Mater1apr1ma, à Pontinia (Latina), dans le Latium

À Pontinia, dans la province de Latina, le chef Fabio Verrelli D’Amico signe une adresse que l’on pourrait qualifier d’osteria contemporaine. Le décor, moderne et chaleureux, mêle tables en bois et cuisine ouverte, tandis qu’une même idée guide l’ensemble du projet : mettre en lumière les matières premières d’artisans locaux, aussi bien dans l’assiette que dans l’identité même du lieu.

Les producteurs environnants fournissent viandes de bufflonne, artichauts bio de Sezze, agneau et lapin, mais aussi des poissons de belle taille – jamais en dessous d’un kilo et demi – afin de favoriser une pêche plus responsable. De ces produits naissent des menus dégustation en trois, cinq ou huit temps, imaginés par le chef, ainsi qu’une carte évolutive.

Le menu « Prefazione » (« menu découverte ») composée de trois plats qui changent selon les jours, pioche directement dans cette carte en alternant viande et poisson. On peut par exemple y retrouver des ris de veau au poivre vert et girolles, un calamar accompagné de pousses de courge et d’algue kombu, ou encore un dessert autour du kiwi revisité façon assassina. Les accords mets et vins sont confiés à Sara Checchelani, qui s’appuie sur une cave de 350 références, avec une place de choix accordée aux vins du Latium et, plus largement, à l’ensemble du vignoble italien.

Menu « Prefazione », trois plats, 60 €.

©Alberto Blasetti/Mater1apr1ma
©Alberto Blasetti/Mater1apr1ma

Il Tiglio, à Montemonaco (Ascoli Piceno), dans les Marches

Cuisine de territoire, produits en circuit ultra-court et vins locaux : la philosophie d’Enrico Mazzaroni se lit clairement dans l’assiette. Très attaché aux monts Sibyllins, le chef revendique une cuisine de racines, ancrée dans son environnement naturel.

À l’origine agritourisme, Il Tiglio produit aujourd’hui près de 60 % des ingrédients utilisés au menu. La cuisine suit scrupuleusement le fil des saisons, mettant à l’honneur fruits, fleurs et herbes sauvages, produits fermentés ou conservés, mais aussi les grandes spécialités locales, des viandes aux fameuses pommes de terre des Sibyllins.

Deux menus sont proposés : « La Transumanza » et « Il Ritorno ». Ce dernier, composé de sept plats choisis par le chef, dessine un parcours entre terre et mer, également disponible en version végétarienne. Parmi les assiettes, on retrouve une morue en tempura accompagnée de pestos de roquette, cornichons et fraises fermentées, un lapin au citron vert et gingembre, des tagliatelles à la crème et aux champignons ou encore l’agneau préparé selon la tradition.

Menu « Il Ritorno » en sept services (trois entrées, deux dégustations de pâtes, un plat principal, un pré-dessert et un dessert), 68 €.

©Stefano Caffari/Il Tiglio
©Stefano Caffari/Il Tiglio

Crocifisso, à Noto (Syracuse), en Sicile

Au cœur de la ville baroque de Noto, le chef Marco Baglieri est à la tête d’un restaurant à l’image de sa cuisine : épuré, contemporain et enraciné dans son terroir. Situé à deux pas de l’église du Crocifisso, dont il tire son nom, l’établissement compte seulement 36 couverts et cultive une atmosphère intime.

Après avoir grandi en Allemagne, le chef est revenu en Sicile pour faire évoluer le projet familial lancé en 1985 par ses parents, alors propriétaires d’une trattoria. Aujourd’hui, trois menus dégustation sont proposés en complément de la carte, dont un parcours végétarien consacré à la richesse des produits locaux.

On y découvre notamment une laitue braisée avec une sauce aux amandes, chou noir, mandarine et muddica atturrata (chapelure sicilienne grillée), un œuf cuit à 63 °C avec épinards, mousse de robiola (fromage) de chèvre et pain croustillant au fenouil sauvage, ou encore un tortello (pâte farcie) à l’oignon braisé, servi avec légumes des champs, tuma persa (fromage) et truffe noire. Le repas s’achève par un hommage à la Sicile avec un cannolo (pâtisserie sicilienne) à la ricotta, glace à la pistache et confiture de figues de Barbarie.

Formule dégustation (deux plats et un dessert au choix), 80 €.

©Rossana Brancato/Crocifisso
©Rossana Brancato/Crocifisso

Il Papavero, à Eboli (Salerne), en Campanie

Installé au premier étage d’un élégant palais du centre historique d’Eboli, Il Papavero est depuis longtemps une adresse de référence dans la région. Fondé par Maurizio Somma, le restaurant est dirigé en cuisine par le chef Fabio Pesticcio, présent depuis 2006, épaulé pour la partie sucrée par la cheffe pâtissière Benedetta Somma, fille du propriétaire.

La carte met en valeur les produits du terroir, de la plaine du Sele jusqu’au golfe de Sorrente. Trente couverts, un agréable jardin et une cuisine sincère de tradition, mais résolument actuelle, définissent l’esprit du lieu. Deux menus dégustation, en cinq ou sept plats, peuvent être composés à partir de la carte ou laissés à la liberté du chef.

On trouvera par exemple le maquereau « alla marinara » en version blanche, l’œuf accompagné de poireau, pecorino et réglisse, les tortelli aux pousses de courge et fromage de brebis, ou encore la sériole grillée aux aubergines et basilic.

Menu dégustation en cinq plats 60 €, ou en sept plats, déjeuner et dîner, 85 €.

©Fabio Pesticcio/Il Papavero
©Fabio Pesticcio/Il Papavero

Lanterna Verde, à Villa di Chiavenna (Sondrio), en Lombardie

Roberto Tonola incarne la troisième génération à la tête de la Lanterna Verde. Depuis plus de quarante ans, sa famille défend une cuisine à la fois traditionnelle et contemporaine, liée au territoire, avec une attention particulière portée aux poissons d’eau douce.

Parmi les quatre menus proposés, le « Dedicato alle nostre trote » est un hommage aux poissons de lac et de rivière. Un parcours aussi original que cohérent, qui décline la truite sous toutes ses formes : trio de truite ; tagliolini aux œufs, courge et caviar de truite ; truite issue de l’élevage familial cuite au four servie avec sauce hollandaise et feuilleté aux poireaux et pommes de terre, avant un dessert associant raisin américain, ricotta, noix et miel de châtaignier.

La truite est ici bien plus qu’un produit, elle est l’ADN de la maison. Son histoire est intimement liée à celle de la famille, lorsque le grand-père, de retour de Suisse, crée un petit élevage alimenté par les eaux du torrent San Barnaba. De ce modeste kiosque est née la Lanterna Verde, aujourd’hui véritable phare de la gastronomie locale. Le chef met également à l’honneur la farine de châtaigne du verger familial, les herbes de montagne, les produits laitiers, les fromages, ainsi que les viandes et charcuteries issues d’élevages voisins.

Menu « Dedicato alle nostre trote », tous les jours déjeuner et dîner, 70 € ; menu « La cuisine en Valchiavenna » à partir de 75 €.

©Roberto Tonola/Lanterna Verde
©Roberto Tonola/Lanterna Verde

Maeba Restaurant, à Ariano Irpino (Avellino), en Campanie

Chez Maeba, tout commence par une recherche presque obsessionnelle du produit. Le restaurant a pris place dans un ancien moulin à huile de la fin du XVIIIᵉ siècle, et cette authenticité se retrouve tant dans l’assiette que dans l’esprit du lieu. La cuisine, signée Salvatore Ciccarelli, va à l’essentiel : de la technique, de la réflexion, mais jamais de superflu, ni visuellement ni gustativement. Attaché à son territoire, le chef travaille les produits locaux avec une grande justesse.

Trois menus dégustation – en quatre, six ou neuf temps – sont proposés, à la discrétion du chef. Parmi les plats emblématiques : chou-fleur, jus végétal, gel de citron et huile à l’aneth ; une réinterprétation très personnelle de la pastina (pâtes au bouillon), construite autour d’un bouillon de légumes, de pommes de terre en écume et de trois légumes déclinés en textures différentes (céleri centrifugé à cru, carotte rôtie, oignon aigre-doux) ; la minestra maritata (soupe qui doit son nom au mariage de la viande et des légumes) ici préparée avec cuisse de porc cuite à basse température, accompagnée de légumes amers de saison (chicorée, chou noir, bourrache). Le dessert, tout chocolat, décline quatre variétés (noir, au lait, blanc et ruby) entre biscuit, mousse, glace et crème.

Menu dégustation en quatre plats, tous les jours, midi et soir, 70 €.

©Debora Rosato/Maeba Restaurant
©Debora Rosato/Maeba Restaurant

Trattoria al Cacciatore, à La Subida, Cormòns (Gorizia), en Frioul-Vénétie Julienne

La famille Sirk veille avec passion sur ce lieu hors du temps, niché aux confins du Frioul, face à la Slovénie. Visionnaire fondateur de La Subida – qui est bien plus qu’un restaurant et mêle cuisine, hospitalité et art de vivre –, Josko Sirk est aussi un producteur de fameux vinaigres, ainsi que le fondateur du collectif Amici Acidi (regroupement de producteurs de vinaigres locaux). En cuisine, c’est aujourd’hui Alessandro Gavagna qui perpétue l’âme de la Trattoria al Cacciatore, ouverte dans les années 1980 par Josko et son épouse Loredana.

Référence gastronomique incontestée de la région, la maison mise sur la richesse exceptionnelle du terroir du Collio. Deux menus dégustation sont proposés autour de plats signature : les dés de chevreuil ; les fameux Girini – « miettes de pâtes » – accompagnées de jeunes pousses et de fleurs comestibles ; la pintade façon porchetta (cochon de lait) avec salade de sclopit (herbe aromatique, en français silène enflé, au goût proche du petit pois) et jeunes pousses d’orties au miel et au vinaigre ; ou encore un étonnant bollito (sorte de pot-au-feu) revisité à base de longe de cerf, bouillon d’épices, terrine d’orties, sauce verte et raifort.

Menus cinq plats, 80 €, et sept plats ,95 €, tous les jours, midi et soir.

©Trattoria al Cacciatore - La Subida
©Trattoria al Cacciatore - La Subida

Il Patio, à Pollone (Biella), dans le Piémont

Au Patio, l’ancrage territorial nourrit une cuisine contemporaine qui n’oublie jamais ses origines. Installé dans une ancienne ferme piémontaise, le restaurant a été créé par le chef Sergio Vineis, qu’il gère aujourd’hui avec son fils Simone. La salle, élégante et conviviale, s’ouvre sur de grandes baies vitrées.

À table, la maîtrise technique s’accompagne d’un travail remarquable sur la qualité des produits. Outre la carte, deux menus sont proposés : « Oltre » et « Percorsi ». Dans ce dernier, on trouve notamment un poulpe à la Luciana, mijoté et servi avec une crème de tomate et citron mariné, une épaule de veau piémontais à la grenade, céleri-rave et épinards, ou encore un risotto in cagnone (beurre et parmesan) relevé de tomate et de laurier.

Menu « Percorsi » en cinq plats et un pré-dessert, tous les jours déjeuner et dîner, 80 €.

©Fulvio Cavadini/Il Patio
©Fulvio Cavadini/Il Patio

Abocar Due Cucine, à Rimini, en Émilie-Romagne

Abocar signifie « rapprocher », un mot qui résume parfaitement l’esprit du lieu. Mariano, chef d’origine argentine, et Camilla, sa compagne romagnole, y font dialoguer deux cultures culinaires à travers une cuisine mêlant mer et terre. Le travail repose sur la valorisation des produits locaux et donne naissance à quatre menus, dont deux proposés à 80 euros : le menu « Piccolo » et le menu « Hadria 37 », consacré à une pêche durable et respectueuse de l’équilibre marin.

Dans le premier, on trouve du tapioca et de la soyotta (ricotta végane) aux spaghettis aux fanes de cime di rapa (brocoli-rave) et poivre vert, de l’agneau au céleri et citron vert, et un dessert autour de la poire, de la fève tonka et du sésame. Côté menu « pêche », on savoure des raviolis de rouget à la mandarine et piment jaune, ou encore une sole aux haricots et persil. Enfin, dans la formule déjeuner disponible uniquement le samedi, on peut se régaler de plats comme un maté, chèvre et pamplemousse, une seiche et chicorée, ou encore une courge, fruit de la passion et café.

Menu Piccolo et Hadria 37, tous les jours, 80 €. Menu déjeuner, samedi seulement, 55 €.

©Noroof Studio/Abocar Due Cucine
©Noroof Studio/Abocar Due Cucine

Abba, à Milan, en Lombardie

En plein quartier de Certosa, Abba s’est installé dans une ancienne fabrique de pinceaux, réaménagée dans un esprit nordique élégant et épuré. Cuisine ouverte, huit tables seulement, mobilier minimaliste : tout annonce une expérience gastronomique aussi précise que sincère.

La cuisine met à l’honneur des produits de qualité et des techniques maîtrisées, à travers des plats de viande et de poisson contemporains : raviolo à la mustia (ricotta fumée) et guanciale noir, rouget de roche au poivre Timut, risotto au Castelmagno (fromage à pâte mi-dure piémontais) et maïs fumé, lavarello (poisson) aux lentilles noires et curcuma. Pour finir en douceur, un soufflé à la noisette avec glace au café et à l’anis ou des châtaignes grillées et mandarine.

Menu « Provami » (quatre plats) 70 €. Formule déjeuner (deux plats, service, pain, eau et café compris), mardi à vendredi, 50 €.

©Marco Varoli/Abba
©Marco Varoli/Abba

Cavallino, à Maranello (Modène), en Émilie-Romagne

Dans le bâtiment qu’Enzo Ferrari avait acquis pour en faire la cantine de son entreprise, Riccardo Forapani orchestre aujourd’hui une table placée sous l’œil attentif de Massimo Bottura. Déjeuner face à l’usine Ferrari est déjà une expérience en soi, mais l’expérience se prolonge à table, entouré de souvenirs et de récits liés au mythe du Cavallino.

La cuisine rend hommage aux traditions locales et aux produits emblématiques de la région : crème caramel au parmesan ; la F40, une création à base de ris de veau, jus épicé, prune, ail noir et mostarda (condiment à base de fruits confits) de citron ; une saucisse cotechino façon Rossini ; ou encore Enzo, un plat de tortellini à l’anguille, dashi, parmesan et raisin Grasparossa. Deux menus dégustation sont proposés, ainsi qu’un choix à la carte.

Menu « Benvenuti in Emilia », 65 €.

©Marco Poderi/Il Cavallino
©Marco Poderi/Il Cavallino

Casa Bertini, à Recanati (Macerata), dans les Marches

Aux portes du centre historique de Recanati, dans un cadre sobre et élégant intégré à un complexe sportif, Andrea Bertini met les Marches à l’honneur dans l’assiette. Sa cuisine revisite la tradition avec légèreté, inspirée par les paysages environnants : des Monts Sibyllins à la campagne de Recanati, visibles depuis la salle.

Deux menus dégustation surprise en cinq ou sept plats sont composés par le chef selon la saison et la carte. Parmi ses créations : crudo de dorade royale aux agrumes et arbouses ; lapin fondant façon porchetta ; risotto au lait de chèvre, figues et citron vert ; agneau au chou et oignons caramélisés, ou joue de bœuf braisée au Lacrima di Morro d’Alba et émulsion de pommes de terre.

Menu « Sorpresa » (cinq plats), 70 €.

©STUDIO BUSCHI/Casa Bertini
©STUDIO BUSCHI/Casa Bertini

Zunica 1880, à Sant’Omero (Teramo), dans les Abruzzes

Dirigé par Gianni Dezio, le restaurant Zunica 1880 est installé au cœur de la Villa Corallo, un complexe hôtelier doté de sa propre exploitation biologique dans l’arrière-pays abruzzais. On y produit huile d’olive, farines moulues sur pierre, légumes et viandes de race Marchigiana IGP. Fidèle à l’approche culinaire du grand chef Niko Romito, le chef Dezio développe une cuisine d’une grande sobriété – sa signature – au cœur de laquelle se trouve le produit avant tout, qu’il s’emploie à sublimer.

Chez Zunica 1880, l’expérience gastronomique est pensée pour célébrer le territoire et la qualité des produits, à travers deux menus dégustation laissés à l’inspiration du chef (en cinq ou sept plats), et la carte. Parmi les primi piatti (entrées), on trouve un carpaccio de bœuf Marchigiana aux cerises confites et à la truffe, un jambon de porc noir des Abruzzes accompagné de giardiniera (légumes marinés dans du vinaigre), des pâtes chitarra à la pistache, eau de tomate et poutargue, ou encore des raviolini aux figues et fromage bleu de chèvre. Côté plat de résistance, la morue est servie avec poivrons et chicorée, tandis que la pintade s’accompagne de noisettes, épinards et bière. À ne pas manquer également, la sélection de fromages traditionnels issus de l’agriculture et de l’élevage.

Menu dégustation (cinq plats), 65 €.

©Supun 2025/Zunica 1880
©Supun 2025/Zunica 1880

Image principale :  un plat du restaurant Assonica ©Elena Pegurri/Osteria degli Assonica

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